La 10e édition de VivaTech à Paris
TotalEnergies a déclaré jeudi s'attendre à ce que la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre en Iran fasse progresser ses résultats du deuxième trimestre, mais les revenus issus du GNL devraient connaître une forte baisse en raison de la faiblesse des échanges.
La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a conduit Téhéran à fermer le détroit d’Ormuz, a perturbé l’approvisionnement mondial et propulsé les prix de l'énergie vers des niveaux record, soutenant les résultats des grands groupes énergétiques comme BP ou Shell.
Les prix du pétrole ont de nouveau augmenté au cours des deux dernières semaines en raison de la reprise des hostilités dans la région, atteignant leur plus haut niveau depuis un mois, même s'ils restent bien en deçà des sommets atteints lors des premières semaines du conflit. Jeudi, le Brent, référence mondiale du marché, se négociait à 84,72 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à 79,64 dollars.
Tous les indicateurs de TotalEnergies sont attendus en amélioration au deuxième trimestre, à l'exception d'Integrated LNG, en raison d'une "contreperformance des activités de négoce de gaz dans un marché globalement flat, voire baissier, en Europe", selon le groupe.
A la Bourse de Paris, vers 09h30 GMT, l'action reculait cependant de 1,94% à 69,27 euros, parmi les pires performances du CAC 40 qui abandonnait 0,5% au même moment, tandis que le compartiment européen de l'énergie perdait 0,94%.
Les analystes de JPMorgan qualifient dans une note la publication de TotalEnergies de "globalement satisfaisante", tout en ajoutant que ses concurrents britanniques ont obtenu de meilleurs résultats dans le négoce du GNL. Ils ajoutent que le groupe pourrait augmenter le montant précédemment annoncé de ses rachats d'actions de 1,5 milliard à 2 milliards de dollars.
AMÉLIORATION AU MOYEN-ORIENT
Le géant énergétique français a déclaré s'attendre à une production d’hydrocarbures proche de 2,4 millions de barils équivalent pétrole par jour (bep/j) au deuxième trimestre.
Il a ajouté prévoir que le cash-flow de l’Exploration-Production reflète ce niveau de production et capture la hausse du prix moyen de vente du Brent, soit une hausse de l’ordre d'un milliard d'euros par rapport au trimestre précédent.
TotalEnergies estime l'impact du conflit au Moyen-Orient à environ 210.000 bep/j sur le deuxième trimestre, en deçà de sa prévision précédente de 360.000 bep/j, citant notamment l'essor de la production offshore aux Emirats arabes unis et le redémarrage de la production dans les autres pays de la région au cours du mois de juin.
(Reportage America Hernandez ; version française Augustin Turpin, édité par Sophie Louet)

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